Les écolos-thermistes

En thermes de climat, la rhétorique de tous les “écologistes” politiques auto-proclamés (les nucléarisés, les sarkozystes [17], les modemistes, les hulotistes, les algorites, les benditistes, les verts, les verts de grise mine…) a succombé au syndrome du court-bouillon: une pincée d’hystérie, un zeste d’apocalypse, un soupçon de titanic, une poignée de réfugiés (pas trop gras), une démesure de courbes louches, une louche de science bidon et un bidon de combustible fossile. Le tout assaisonné de mensonges, d’allégories et d’anathèmes. Bien agiter à l’intox. Mijoter à la culpabilité. Servir réchauffé.

Le réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, est devenu, selon les écolo-thermistes de tous poêles, l’urgence écologique primant sur toute autre considération. La Planète brûle!!! Le GIEC annonce 2°, 4°… Qui dit mieux? James Lovelock! Il mise, d’ici 2016-2020, sur 5 à 6°C d’augmentation de la température planétaire. La fournaise, les feux de l’enfer, un retour de flammes karmique! Selon Sir James, il ne restera plus d’autres solutions à l’humanité que d’aller s’installer aux Pôles. Et de ne plus faire d’enfants. Au nom de la protection de Gaïa.

C’est la panique: la crise climatique, l’urgence climatique, l’ultimatum climatique, l’alerte climatique, le péril climatique. Les Verts prônent l’union sacrée: selon Cécile Duflot, «le réchauffement climatique dépasse tous les clivages politiques» [01] et Daniel Cohn-Bendit en appelle à de «nouvelles majorités». Au nom de la protection du climat.[02]

Le climat serait-il donc le ferment d’un nouvel humanisme ou de nouvelles alliances? Qu’on en juge: les pompiers humanitaires se sont tous précipités à l’appel des écolo-thermistes… pour refroidir la planète!

- Monsanto qui lutte courageusement, depuis deux décennies, pour recouvrir la planète entière de chimères génétiques résistantes au Roundup et cultivées en “non-labour” économe de CO2. Pour refroidir la planète.

- Toutes les multinationales qui se sont investies, corps et âmes, dans le secteur des “nécro-carburants” au soja, au maïs, à la canne à sucre, à la betterave, à l’huile de palme: les pétroliers (Total, Shell, Exxon, Mobil, British Petroleum, Petrobrás, Repsol-YPF…), les cartels de l’agrochimie (Monsanto, Syngenta, Bayer, DuPont…), les constructeurs d’automobiles (Citroën, Peugeot, Ford…), les géants de l’agro-alimentaire (ADM, Cargill, Bunge, Nidera) et les banques (HSBC, BNP Paribas, Barclays, UBS, Société Générale, Crédit Agricole, Natixis, Banque Populaire…). Pour refroidir la planète.

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32 commentaires de Les écolos-thermistes

  • Tout en restant sensible aux arguments de cet article. Il faut néanmoins reconnaitre que cette orchestration, même si les avis diverges entre scientifiques et autres, sur les raisons, a réussi à motiver de nouvelles forces pour remettre en cause notre mode de développement depuis quelques décennies. A suivre.

  • Jean Dekkers

    merci pour ces propos qui incitent au moins à la réflexion, et à ne pas nous égarer dans une lutte qui n’aurait pour seul effet que de ne pas nous faire aborder les vrais problèmes, sur lesquels nous pourrions intervenir (définition du « réalisme » par Denis de Rougemont, dans son introduction à « L’Avenir sanglant » de Henri Dunant, Ed. L’Âge d’Homme) !

  • bruno

    Ce type de polémique me fait penser aux différents mouvements de libération de la Palestine dans le film « La vie de Brian » des Monthy Python. Au lieu de lutter contre les romains, ils luttent contre les mouvements concurrents.
    Un peu de jugeote permettrait de comprendre que tout sujet d’écologie (ou autre) sera déformé jusqu’à être compatible avec le système. En particulier l’écologie se transforme en consommation (acheter des panneaux solaires, des ampoules pour économiser 3w) ou autre service au profit d’un lobby existant (carburants « verts »). Ce n’est pas en détournant le public du sujet Carbone qu’on améliorera les choses, un sujet de substitution (eg OGM) sera lui aussi déformé à loisir.

  • booyann

    En effet, articles très intéressants et … troublants! Les arguments avancés semblent plus que convaincants sur la supercherie mondiale basée sur le carbone anthropique! Pour autant, l’auteur reconnait-il un impact de l’activité humaine (je pense principalement au transport et autres dégagements nauséabonds) sur l’environnement au sens large, et sur le climat en particulier?
    Ou faut-il en comprendre que l’activité humaine ne perturbe en rien le climat global? (je ne parle pas bien sûr des catastrophes détaillées dans les articles de Dominique Guillet, liées à la mort des sols, aux chimères génétiques, à la pollution chimique quasi-générale….).

  • Veillerette

    bonjour,
    au delà du plaisir qu’on peut tirer à écrire de belles diatribes anti-ceci ou anti-cela il est important de savoir si ses sources sont solides et indépendantes.
    Comme Dominique Guillet cite volontiers Tim Ball sur son blog il faut savoir qui il est.
    Il s’agit d’un prof de géographie, climatologie retraité , classé comme sceptique en ce qui concerne le réchauffement climatique et c’est bien son droit.
    Il a été dirigeant de l’ONG Friends of Science une ONG basée à Calgary au Canada. Le but de ce groupe et de contester le protocole de Kyoto et la réalité du réchauffement.
    Le problème c’est que cette ‘ONG’ est financée, indirectement, par l’industrie pétrolière. En gros les fonds transitent par la Calgary Foundation (qui ne donnent aucune transparence sur ces donateurs) puis vont sur le compte de la Science Education Fund (à l’université de Calgary) avant d’arriver sur le compte de Friends of Science
    (voir http://en.wikipedia.org/wiki/Friends_of_Science )
    Dominique cite aussi Ian Plimer qui est un géologue australien …mais aussi quelqu’un qui a de nombreux intérêts dans l’industrie minière australienne .
    Bref, quelqu’un qui n’a pas vraiment intérêt à ce que l’activité industrielle se ralentisse.
    En m’arrêtant faute de temps à ces deux seuls cas, je veux juste dire que toute critique est recevable, par principe. Mais il faut veiller à ne pas la baser sur des arguments fournis par des personnes plongées dans des conflits d’intérêts évidents (nous n’avons pas cessé, avec Fabrice Nicolino, de dénoncer les condlits d’intérêts de nombreuses personnes dans le dossier des pesticides, plus récemment le RES a dénoncé récemment les conflits d’intérêts à l’AFSSA dans l’affaire du bisphénol A notamment…). Cette question des conflits d’intérêts est fondamentale quand on veut juger de la validité et de l’indépendance d’une expertise.
    En conclusion : la critique que je viens de lire sur le changement climatique me semble basée sur des opinions exprimées par certaines personnes dont les études sont biaisées par leurs intérêts personnels. Je n’y vois donc pas la solidité et l’idépendance demandée à une expertise sérieuse et réellement indépendante. L’indépendance que nous demandons à l’expertise pubmique française ou européenne il nous faut l’exiger des experts que nous citons nous mêmes pour être crédibles.
    Cordialement
    François Veillerette

    • xochipelli

      Pour Veillerette. Une questionde Patrick: « Il faut poser une seule question à Monsieur Lion : pourquoi avoir soutenu les vignobles français en mettant les militants (tout au moins les plus jeunes et les mieux foutus, encore la sélection…)à poil pour la photo au moment précis où le syndicat des viticulteurs intente un procès au MDRGF au sujet de l’étude qu’il a publiée sur les pesticides dans le vin français ? Question simple, qui mérite une réponse claire. Pour qui roule Greenpeace ? Pour qui roule Monsieur Lion ? »

      sur le blog de Nicolino

    • xochipelli

      Réponse à Veillerette. Cher François. Où sont les conflits d’intérêts? Cela fait de nombreuses années qu’il est très clair que les pétroliers se sont investis dans le marché des nécro-carburants et des crédits carbone. Ce sont les pétroliers qui ont créé le marché des crédits-carbones. L’heure n’est plus au manichéisme « méchants pro-pétroliers » et « gentils anti-pétroliers ». Les pétroliers mènent le monde, sous tous aspects. Cf: Pétrole Une guerre d’un siècle de William Engdahl, l’auteur de OGM: semences de destruction qui considère d’ailleurs tout comme moi que le réchauffement à la mode CO2 est une arnaque monumentale.

      Quelle farce de s’en prendre à Total, avec ses sables bitumeux, quand des centaines de milliers de civils Irakiens crèvent de la guerre impériale pétrolière. Dans l’indifférence la plus totale.

      Et les massacres en Afrique à cause de la mafia pétrolière? Dans l’indifférence la plus totale. Une société d’hypocrisie et de spectacle.

      Soyons révolutionnaires: nationalisons Total et récupérons les 14 milliards d’euros de bénéfice de 2008 pour les donner aux civils Irakiens!!

      Tout le reste, c’est de la société du spectacle, comme toutes les « opérations commandos » de Greenpeace: des mises en scène soigneusement peaufinées avec beaucoup de concertations avec « certains services ». N’est-ce pas?

      Donc, c’est décidé, je ne me tais plus sur toutes ces arnaques climatiques qui ne sont pas des « opinions ». Cela fait deux ans que je suis sur ce dossier. Je ne suis payé par personne et je ne me suis jamais lancé à la légère dans un combat que cela soit celui des semences et de la biodiversité, quand personne n’en parlait, que ce soit celui des nécro-carburants quand le site de Greenpeace avait encore une belle voiture à l’éthanol en promo!!

      Chacun est libre d’avoir des opinions comme tu le dis. Prouves moi qu’il y ait un réchauffement climatique anthropique et ne me parles pas du GIEC, un organisme Onusien à la solde des Autorités. Vas-tu te faire vacciner contre H1N1 parce que les experts de l’OMS en ont ainsi décidé? Pas moi: ce sont des crapules. Vas-tu utiliser des pesticides parce que les experts de l’INRA ont décrété pendant 60 ans que ce n’était pas dangereux? Etc, etc, de quelle science parle-t-on? De la science d’Al Gore qui annonçait à grand fracas la démultiplication des ouragans à cause du CO2? La bonne farce, quasiment pas cette année!! Et on entend parler d’oscillations océanograhiques, sans plaisanter, pour expliquer la non-présence des « hurricanes ». Ce que disait Le Danois, dans Rythmes du Climat, 1950!!!!!!

      Va t-on oui ou non vers une période de 20 années de refroidissement comme l’annoncent une pléthore de scientifiques? Y compris du GIEC, Mojib Latif, par ex. Oui ou Non?

      Parce que de cela dépendent nos orientations « jardinage » et des variétés que nous allons privilégier.

  • Mario Mulé

    Permettez moi d’affirmer d’emblée que je ne suis pas « carbocentriste ». (Néologisme inventé par Thierry Salomon de l’association « Négawatt ». Je le préfère à votre vocable « écolo-thermiste ».)
    Sans entrer dans une polémique du café du commerce, voici mon « sentiment ».

    Votre analyse est intéressante et nécessaire, mais en paraphrasant un auteur que j’ai oublié (Qu’il me pardonne … Peut être Vauvenargues ?) « Vous avez tort, par la façon que vous avez d’avoir raison ».

    En effet, J’ai travaillé toute ma vie avec des scientifiques et me suit rendu compte à quel point aucune vérité absolue ne peut émerger de la science. Vous êtes naïf de penser qu’il y ai eu manipulations de données, … C’est le cas dans toutes les sciences depuis leur avènements, ne serait ce que dans leurs protocoles de simplification. Les théories scientifiques sont destinées à être remises en cause dès leurs naissances et cela est vrai quel que soit la période envisagée.
    Les outils statistiques et autres probabilités s’appuyant sur les travaux d’éminents mathématiciens donnent des résultats très mitigés : l’évolution ou prospectives économiques sont loin de la réalité et les anticipations des résultats électoraux sont de parfaites démonstrations d’impuissance.
    La vérité, ne peut en science, que se cacher dans un éventails de possibles aussi large que notre incompétence. La nature à mis 5 à 7 milliards d’années pour faire le support de ce qu’est notre connaissance (scientifique) et il est présomptueux de vouloir faire des prévisions climatiques, POUR QUI QUE CE SOIT, sans risquer de se tromper. La question serait plutôt de savoir s’il est pertinent de faire des prévisions sachant qu’elles reflèteront médiocrement la réalité, plutôt que de ne rien faire ?
    Il est évident que James L est un vieux monsieur sénile maintenant … Et je crois qu’il aurait mieux fait de prendre une retraite médiatique, plutôt que raconter des âneries.
    Je m’étonne également que vous ne preniez pas pour évident qu’un scientifique, en dehors de son domaine d’excellence est souvent très incompétent. James L n’est pas plus climatologue que vous et moi, ni physicien nucléaire et encore moins spécialiste en énergie !!!

    Vos grief à l’encontre des politiciens sont évidemment fondés, mais rien de nouveau sous le soleil … Cela était le cas avant les « problèmes climatiques » (Ils ont néanmoins une certaine réalité non contestable malgré tout et il serait également présomptueux de croire que nous y sommes absolument pour rien …ll serait peut être opportun d’analyser la proportion de notre responsabilité ? …vaste question.)

    Vos remarques sur les entreprises et leurs communications, leurs opportunismes, leurs mensonges, … Cela non plus ne date pas d’hier, mais bien d’avant avant-hier …

    Vos remarques sur les associations sont également fondées … Vous savez bien, que faire vivre une association est difficile et devriez savoir que selon la personnalité des dirigeants de ces groupes, les vraies valeurs peuvent être mis (provisoirement … en étant optimiste) en sourdine au profit d’une « croissance » du groupe. La barière entre association et combat politique n’est pas clairement définie et le « transfert » de personnel de l’un à l’autre le montre bien.

    Bref, je fais partie de nombreuses associations et AUCUNE ne me satisfait complètement. Je suis un écologiste qui doute et cela me permet de réfléchir chaque fois que possible, avec mon petit cerveau, pour chosir la solution … La moins mauvaise. Je n’imagine même pas de vous dire si je rencontre beaucoup de succès dans cette entreprise … !!
    Je lis donc vos diatribes avec intérêt mais y trouve le même ton employé par ceux qui sont trop sur d’eux. Pour toutes ces raisons, ne peux me résoudre à vous donner pleinement raison.

    Cordialement.

    Mario Mulé
    39 avenue Jacques Mollet
    06340 La Trinité
    04 93 79 33 70
    06 84 07 56 78
    mario.mule@free.fr
    mario.mule.gp@gmail.com

  • Sari

    « Arguments » ? De quels arguments parlez-vous « appli jardin » ?

    Je n’en vois aucun dans l’article cité.
    Je ne lis que des anathèmes contre les uns ou les autres, sans discussion réelle sur le fond:

    « Existe-t-il effectivement un réchauffement planètaire actuellement ? Si oui est-il « naturel » ou provoqué par les activités humaines ? »

    A cette question l’artcle n’apporte même pas un début de réponse dans un sens ou dans l’autre. Si ce n’est une position, ou plutôt une « contre-position » de principe!

    On a simplement l’impression que l’auteur tente d’exister en se positionnant contre une vérité qui semble admise aujourd’hui.

    Précision : je ne juge pas la position qui consiste à chercher à regarder d’un regard critique constructif une position généralement admise qui peut, potentiellement, être basée sur de l’intox, AU CONTRAIRE !, mais dans ce cas je demande, et exige pour que le travail d’enquête soit digne d’intéret, que la rigueur intellectuelle mise en oeuvre soit au moins aussi solide que celle des personnes que l’on critique !

    Il ne suffit de se lancer dans des anathèmes sur telle ou telle personne ou tel ou tel groupe pour que la position et le raisonnement ainsi construits aient un semblant de début de valeur ou de pertinence !

    Toujours en faveur d’un réel regard critique sur les choses.

    Cordialement

    • xochipelli

      Réponse à Sari: la même que pour Matrix. Cet article n’est que la suite des 3 autres que vous n’avez sans doute pas lus. Que puis-je faire pour vous éclairer. Lisez mes articles si vous en avez le courage. Ils font 54 pages.

      Quant à la vérité admise, allez voir le site de Jean Martin. Il n’y pas de consensus scientifique. La bonne blague.

      Indiquez moi, svp, un site en français qui explique de façon conséquente le réchauffement climatique anthropique. pas les ânneries du GIEC avec des courbes tronquées et les impostures scientifiques.

      Expliquez moi le revirement de Mojib Latif, un des simulteurs du Giec, qui annonce maintenant une période de deux décennies de refroidissement.

      En fait, la plupart des critiques d’aujourd’hui sur ce blog émanent de personnes qui n’ont pas lu mes articles précédents et qui se jettent sur leur clavier pour émettre des « vérités reçues ». Transmises par qui ces vérités?

  • En termes d’argumentation, mis à part la critique systèmatique des « pro » réchauffement, votre article ne donne rien de concret… Je suis d’accord pour dire que les médias, politiques, et autres en font trop (comme d’habitude), mais dire qu’il ne se passe rien, c’est vraiment avoir de la terre plein les yeux. Il suffit notamment de regarder la vitesse à laquelle les glaces fondent (d’ici dix ans, il n’y aura plus d’ours polaires !). Evidemment, la terre subit depuis toujours des cycles de réchauffement et de refroidissement, et d’ailleurs, le cycle actuel de réchauffement va déboucher inévitablement sur une nouvelle ère glacière mais celà ne se fera pas en 6 mois, c’est évident. Le vrai problème actuellement c’est que l’activité humaine a amplifié ce phénomène de réchauffement par le rejet du CO2(entre autres, car le CO2 n’est pas le seul problème malgré ce que vous avez l’air de penser !). Alors oui il y a un problème de réchauffement climatique, n’en vous déplaise, mais c’est loin d’être le seul problème ! Vous craché systèmatiquement sur les « pro-réchauffement », mais rien sur les « anti » parmi lesquels on retrouve un Claude Allègre (merci pour le modèle de franchise) ou ce type qui avait écrit un article dans Nexus anti-réchauffement, mais dont on apprenait dans sa « carte de visite » qu’il était un conseiller spécial de Bush et membre du parti républicain (ça c’est du sérieux ! ;-)
    Quand à Nicolas Hulot, si ce sont des groupes tels EDF et autres qui le financent, c’est comme il le dit lui-même pour que ce soit les responsables qui soient les premiers à payer…
    On pourrait argumenter des heures encore, mais le message que je veux laisser c’est : creusez un peu plus la question et sortez du « anti-média » à outrance, et vous verrez que derrière ce que l’on vous dit, il y a un vrai problème qui va nous tomber dessus ces prochaines années, qu’on le veuille ou non…

  • Matrix

    Cette prise de position de Dominique Guillet est ridicule car hasardeuse et très peu documentée. Autant je souscris totalement à la lutte de Kokopelli contre les ogm et au-delà contre l’agro-industrie, autant je trouve son nouveau cheval de bataille contre les « réchauffistes » décalé et dangereux. Le ténor de Kokopelli ne se rend pas compte qu’il tombe dans le panneau des multinationales qui font d’une pierre deux coups : opération de greenwashing climatique + division dans le camp écologiste.
    Le divorce que vous contribuez (avec d’autres) à provoquer sera profond et désastreux.
    Suffit-il à une multinationale de dire qu’il faut respecter les droits de l’Homme pour que vous appeliez à tuer arbitrairement les gens ?
    Je sais, je suis (apparemment) caricatural, mais les enjeux climatiques sont tels que cela vaut la peine que l’on continue à militer sans se préoccuper de la comm clima-cynique des multinationales.

    Je suis admiratif de l’immense travail de l’association dans des conditions parfois difficiles (état, semenciers) mais extrêmement déçu par cette position.

  • J’ai lu avec attention l’article.
    C’est bien écrit, amusant, il y a des jeux de mots bien trouvés qui forcent le sourire, c’est fourni en références, …

    J’y ai trouvé deux idées principales que je me permets de commenter :

    1 – « c’est tous des pourris »
    Ça je pense qu’on le comprend assez facilement car à peu près 90% de l’article traite de ce point. On dirait que toutes des organisations seraient à jeter à la poubelle car elles sont toutes un truc qui cloche quelque part (leur financement, leur action, leur indépendance, …). On dirait qu’avec ces organisations tout est tout blanc ou tout noir. Il n’y a pas d’entre deux.
    L’auteur dénonce le fait que l’on mesure l’activité thermique de la planète avec seulement le décimètre CO2 (et en cela je serais plutôt d’accord avec lui), ce qui démontre une certaine capacité à prendre de la hauteur sur le sujet. Mais dans le même temps quand son propos concerne les organisations, on retombe dans un système binaire : s’ils ne sont pas tout blanc comme neige, c’est alors qu’ils sont pourris jusqu’à l’os.
    Or il y a plein de nuances de gris entre le blanc et le noir. Et je ne pense pas qu’il faille juger ces organisations sur des points précis qui seraient chacun motif suffisant de disqualification. Il faut les juger sur le bilan global de leurs action. À mon humble avis, certes elles font des erreurs parfois comme tout le monde, mais d’une manière générale le bilan est positif car elles contribuent à une prise de conscience collective sur le fait qu’il faut respecter notre planète.
    Ceci n’empêche pas de dénoncer leurs erreurs, leurs incohérences, …
    Mais souhaiter leur dissolution comme semble le vouloir l’auteur tant ses mots sont virulents, me semble exagéré.
    Concernant les financements de ces organisations. J’apporterais un petit bémol : pour faire des actions, sensibiliser la société, … (laissons de côté pour l’instant le contenu de leur message puisqu’il est sujet à caution dans l’article) il faut de l’argent. Où trouver cet argent ? Chez l’Abbé Pierre ? Chez Kokopelli ? Non malheureusement, ceux qui ont l’argent sont ceux qui salissent la terre et la vie. Mais à partir de là, que faire ? Rien parce que c’est de l’argent « sale » ?
    Soit on reste blanc comme neige et on reste invisible, soit on accepte de se salir un peu pour pouvoir faire quelque chose.

    2 – « le réchauffement climatique est une entourloupe »
    J’ai déjà entendu cette hypothèse et j’aimerais en savoir plus. J’ai été un peu déçu de ne trouver qu’un malheureux paragraphe énonçant clairement cette théorie : « Il n’y pas d’urgence climatique: c’est une farce immonde. Il n’y pas de réchauffement climatique anthropique, c’est une imposture grotesque… ».
    C’est un point pourtant essentiel. Et malgré la répétition sous deux formulations différentes, on n’en apprend pas plus, il n’y a aucune référence. Dommage.

    • xochipelli

      Réponse à « lalejand ». Nous n’avons jamais dit « tous pourris ». Voici deux contributions suite au post du blog de Fabrice Nicolino sur le départ de Robert Lion, directeur de Greenpeace pour rejoindre Europe-Ecologie.

      1. Les militants à la base risquent leurs os pour grimper sur les tours contre le nucléaire, bravo.

      Pendant ce temps-là, Robert Lion, directeur de Greenpeace est également très impliqué dans “Médecins du Monde” archi-mouillé avec Areva dans l’uranium “nucléaire” au Niger et très impliqué dans Agrisud, une ONG active en Afrique et financée par … Total, le même “criminel climatique” contre lequel Greenpeace s’égosille.

      Greenpeace déverse du charbon en Suède: la belle histoire. Un des grands gurus de tous ces mouvements “verts de gris” est Maurice Strong, le milliardaire onusien, qui fait une grande partie de sa fortune avec la production d’électricité en Chine à partir de… centrales de charbon.

      Etc, etc, ad nauseam, mais comme dit le clown pathétique du “Syndrome du Tétanic”, “il ne faut pas diaboliser les entreprises”, elles sont gentilles les entreprises et les méga-entreprises, elles sont méga-gentilles.

      2. “Il y a de la beauté et de l’espoir dans ces combats, et c’est pourquoi il faut les soutenir. Ce ne sont pas les combats de machines bien huilées, et d’arpenteurs de couloirs de ministères. Ce sont des combats humains, au corps à corps, sur le terrain. C’est souvent aussi du bricolage, de l’inspiration du moment, de la solidarité entre compagnons de batailles. Ce sont des réseaux d’avocats bénévoles, fournissant gratuitement leur aide, des volontaires prenant des risques personnels de se retrouver dans le panier à salade, ou condamnés à payer des dizaines de milliers d’euros.”

      C’est un extrait de l’article de Jean-Louis Gueydon (Fondation pour une Terre Humaine) “Eloge de la base”.

      Il existe des centaines d’associations qui oeuvrent à la base pour faire avancer le travail. C’est grâce à elles qu’en l’espace de quelques mois, nous avons pu dénoncer l’énorme arnaque de la vaccination H1N1 et de la collusion entre les pouvoirs publics et la mafia de la pétro-agro-pharmaco-chimie.

      Greenpeace a t-il évoqué le problème sanitaire de cette gigantesque imposture? NON. Greenpeace se fait le défenseur des vignobles Français (dont les vins contiennent jusqu’à 5800 fois plus de pesticides que l’eau, ce qui n’est pas peu dire, vu l’état de nos eaux) et de l’agriculture Européenne cancérigène à 98%. Quelle farce.

      Les liens entre Greenpeace et Monsanto? Si l’on veut faire l’autruche, on peut dire qu’ils ne sont pas directs. Si l’on veut être “pragmatique-réaliste”, on peut affirmer qu’ils sont directs. La Fondation Rockefeller qui arrose généreusement la maison-mère Greenpeace aux USA est celle-là même qui a fait la promotion et la recherche en laboratoires des OGMs depuis 40 années. Celle-là même qui siège dans les mêmes Conseil d’administration des grosses ONGs qui sont en train de couvrir l’Afrique de chimères génétiques et de nécro-carburants. Pour plus d’infos, je vous renvoie à mon article de 26 pages “Effets de “serre” et révolution verte eugénique”.

      En 18 ans de travail, Greenpeace n’a jamais, JAMAIS, mentionné une seule fois le travail de Kokopelli sur les semences. A quoi bon lutter contre les OGMs si l’on n’informe pas sur les alternatives constructives qui existent?

      Comme le dit Jean-Louis “les arpenteurs des couloirs des ministères”, ceux-là même qui se sont vautrés dans les fanges du Grenelle de l’Environnement, sont avant tout dans la défense d’un fonds de commerce. Rappelons-nous les enseignements du philosophe Ivan Illich (auteur de “Nemesis médicale”, “Société sans école”, “Energie et équité”, etc…), dans les années 1970, sur les dynamiques récurrentes d’organisations qui au bout de X années se retournent contre leurs propres fondements pour payer les salaires, les loyers, etc. Le fondement, le fond, est oublié, c’est la forme qui prend le dessus et on ne regarde plus de très près aux “moyens” mis en oeuvre pour sauver la forme.

      Si Kokopelli a survécu après toutes ces attaques du gouvernement et de la mafia (et si nous sommes encore en pleine “désobéissance civile”) c’est grâce au soutien de la base, de dizaines de milliers de soutiens individuels et du soutien logistique et médiatique de centaines de petites associations. C’est aussi parce que nous proposons des alternatives CONSTRUCTIVES.

      Les grosses ONGs institutionnelles tant Greenpeace, WWF, Fondation Hulot que la FNAB, et bien d’autres, on ne les a jamais vus dans ce combat. Pourquoi?

      Nous n’avons pas attendu les opportunistes de Greenpeace pour attaquer le problèmes des OGMs et ce dès 1992. La lutte contre les OGMs, ce sont des centaines d’associations sur le terrain, des conférences, des ouvrages, etc, etc….

      Des centaines d’associations qui oeuvrent tranquillement (qui n’étaient pas au Grenelle.) mais efficacement et sans argent bien souvent, sans d’énormes moyens. N’est-ce pas un problème éthique que 35 % des 9 millions d’euros du chiffre “d’affaire” de Greenpeace France soient dévolus à la recherche d’encore plus d’euros?

      Alors bravo et encore bravo à tous les militants sincères qui oeuvrent là où ils oeuvrent. Mais ils ont quand même le droit de savoir ce qui se trame dans leur dos. Même si cela pue.

      Et pour rebondir sur l’ouvrage “Bidoche” de Fabrice, n’oublions pas que ce sont 20 ou 30 millions de tonnes de soja transgénique (d’amérique latine) et de maïs transgénique (des USA, certains permis par UE, d’autres interdits par UE mais mélangés, quand même, dans les silos dans l’Iowa) qui arrivent en Europe pour produire de la “viande”. Ne l’oublions pas.

      El pueblo unido jamas sera vencido. Les Insurrections sont en chemin.

    • xochipelli

      Réponse à « lalejand »: « déçu de ne trouver qu’un malheureux paragraphe ». Cher ami, cet article fait suite à trois précédents:

      - Les Caniculs-bénis: une nouvelle hystérie religieuse au service de l’Ordre Mondial?: 14 pages et 69 références

      - Carbone, mon Amour: 7 pages

      - Effet de « serres » et révolution verte eugénique: 26 pages et 220 réfrérences.

  • @xochipelli

    Merci pour vos longues réponses.

    1 – En fait quand j’écris « c’est tous des pourris », je ne veux pas dire que c’est quelque chose que vous avez dit textuellement. C’est simplement l’impression générale que j’ai ressenti à la lecture de l’article. Après je me trompe, je ne me trompe pas, je ne sais pas, c’est juste comment, moi, je l’ai ressenti.

    2 – Je vais étudier vos articles précédents

    3 – Beaucoup de « gros » de l’écologie sont vermoulus on est d’accord. Le vrai travail, c’est celui de terrain on est d’accord.

    Mais voilà, par exemple mon père, chez lui, y’a pas d’associations de terrain comme ça. Et aux dernières européennes il a voté Europe Écologie (je vous imagine sautant au plafond ;) ). Et s’il a voté comme ça c’est grâce (ou à cause) des Hulot, Arthus Bertrand, Cohn Bendit et consorts. Et je suppose que ça s’est passé comme ça pour un sacré paquet de français. Alors si on me pose la question « est-ce que c’est quelque chose de négatif ou de positif », je réponds que c’est plutôt positif. J’aurais préféré qu’il penche pour l’autre liste verte qui était plus béton écologiquement, mais je trouve déjà bien qu’il ne vote pas UMPS. C’est déjà ça de pris.

    Vous dites que ces grosses organisations ne font rien de vraiment tangible et vous avez raison. Elles font quelque chose de plus diffus. Parce qu’elles font du spectacle, parce qu’on les voit à la télé, … elles participent à une lame de fond que je qualifierais de « sensibilisation des masses aux problèmes environnementaux ».

    Voilà c’était juste pour dire qu’elles ont leur (petite ?) fonction, même si elles sont pourries. Si elles n’avaient pas été là pendant les 20 dernières années quelle place aurait aujourd’hui l’écologie dans la tête des gens ?

  • Bonjour,
    Pour moi, cet affolement climatique humain relève d’une sorte d’ethnocentrisme mondial. En d’autres termes, l’homme se prend pour le nombril du Monde, alors qu’il n’est qu’une poussière dans l’Univers et même sur Terre.
    Que représente l’activité humaine par rapport à l’activité d’un simple volcan ou d’un simple cyclone ?
    Ceux qui connaissent vraiment les forces de la Nature, possèdent la réponse : « Rien ou pas grand-chose ». Cela ne veut pas dire que l’activité humaine n’a aucun impact, mais que cet impact est tout simplement négligeable.
    Il est sûr que sans l’homme, la Terre aurait une tout autre allure, mais, même s’il détruisait tout, la Nature reprendrait « rapidement » le dessus, et dans moins d’un milliard d’années, elle retrouverait sa situation originelle. Quand on connait l’histoire de cette tribu d’humanoïdes (les singes, nos ancêtres ne sont apparus sur terre qu’il y a à peine 38 millions d’années), il est surprenant de faire tout un plat de quelques dixièmes de degrés ou de quelques centimètres de hauteur d’eau. La tribu humaine a connu bien pire. Si la Nature peut parfaitement se passer de l’homme, l’inverse n’est pas vrai. L’homme a probablement les moyens de transformer la Terre en désert, et donc de s’autodétruire (c’est un risque autrement plus important que le réchauffement climatique) mais la Terre, elle, s’en remettra parfaitement. Nous sommes en pleine schizophrénie humaine. Espérons qu’un cycle naturel viendra calmer le jeu, sinon, tout cela va très mal finir pour l’homme. Si cet enfant gâté ne sait pas préserver la superbe planète dont il a hérité, il disparaîtra un peu prématurément, c’est tout ce que l’on peut affirmer.

    François MAUGIS.

    • xochipelli

      Réponse rapide à François. Merci beaucoup pour ta contribution. Tu évoques un laps de temps d’1 milliard d’années. Je pense que les voies de Gaïa sont extrêmement plus rapides. Il n’est que de visiter la région du Mont St Hélène aux USA pour s’extasier de la capacité d’auto-régénération, en un quart de siècle après l’explosion volcanique, de la Vie. La couverture de fleurs est incroyable et comme par hasard ce sont avant tout des légumineuses qui fixent l’azote. Et les botanistes locaux qui ne voudraient pas invoquer un « telos », une finalité, ne peuvent que s’en remettre au hasard ou à la chance de voir que l’être planétaire recouvre la région de plantes et d’arbres fixant l’azote, en priorité.

      En fait, une grande partie de l’évolution Gaïenne de la planète est « décrite » mais jamais expliquée réellement quant à ses fondements. Au jour d’aujourd’hui, il en est de même pour la botanique.

      Les botanistes se sont contentés de décrire les familles végétales, les genres et les espèces. Ils sont dans la stricte incapacité d’expliquer le pourquoi de l’existence de cette diversification. Qui peut expliquer le pourquoi de la spéciation? Personne. Pourquoi plus de 900 espèces de Sauges? Pourquoi plus de 500 espèces de Passiflores? Dans la Famille des Solanacées, pourquoi plus de 1500 espèces de Solanum (dont les aubergines, les pommes de terre) et seulement 9 espèces de Lycopersicon (les tomates)?

      Bien souvent, les botanistes et autres zoologistes évoquent la situation en terme de « miracles ». Et, ce sont sans doute, des miracles, des vrais. Pas des apparitions de « divinités » extra-terrestres venues sauver la planète d’un péché originel!

      Gaïa est un miracle permanent. Et l’Univers entier. C’est du moins ce qu’il me plaît de « croire », une croyance qui a la fin de la journée ne « mange pas de pain », à savoir que ce n’est pas une croyance destructrice, ce n’est pas la graine d’une histoire stérilisante.

      Et cela ne nous éloigne pas du sujet car tu as raison de dire que c’est vraiment faire un plat de quelques dixièmes de degré au regard de l’immensité de la Vie et des capacités d’auto-régénération de la biosphère.

      Maintenant, il est extrêmement intéressant de se poser la question de savoir si réellement la Nature peut se passer de l’Homme. Je pense qu’elle ne peut pas s’en passer parce que l’humanité est sortie du berceau de Gaïa et ce n’est pas sans raison. Sinon, cela voudrait dire que nous sommes un non-sens cosmique. Une triste considération.

      Je pense qu’il y a fort à faire pour récréer collectivement un nouveau mythos, une nouvelle « belle histoire » fertilisante pour l’imagination humaine. Merci.

  • Didier

    Le débat lancé par Dominique est un cas d’école. De façon positive, puisqu’il se déroule en termes courtois, contrairement à maints forums de nos jours.
    Chaque question soulevée pose une autre question. A toutes ces questions, la science est incapable de répondre. Ni aucun expert. Comme le dit si justement Mr Mulé

    Dominique a une sensibilité que je comprends. D’où découle une vision du monde, que je partage.

    La plupart des intervenants pensent différemment. D’où un dialogue de sourds.

    Ce qui est remarquable chez Dominique, ce n’est pas son acharnement à démontrer en creusant, quoi que l’on en dise, le sujet et avec une précision sans doute rarement égalée. C’est sa volonté à partager ses conclusions. Autrement dit, une capacité à aller au casse-pipe admirable.

    Je me souviens d’une affiche du temps du Larzac où l’on voyait un troupeau de moutons, et l’un deux marchant à contresens, se frayait un chemin en disant « Pardon! Pardon! » . Dominique est ce mouton (noir). Et pas pour « exister » ni faire une quelconque esbrouffe. Aller à contre courant, de nos jours, peut-être plus que jamais, n’est pas une sinécure.

    Ce qui dérange, ce n’est pas tant ce qu’il dit que la façon dont il le dit, comme dit encore Mr Mulé. Etre (trop) sûr de soi est un privilège réservé à une caste, à une élite. Dominique enfreint une règle de « bienséance ». Par exemple, si je dis que le capitalisme est le summum de la connerie humaine, faisant appel aux plus bas instincts de l’homme, j’ai le tort d’être trop sûr de moi. Ben, non. Je suis sûr qu’un système fondé sur l’exploitation de l’homme par l’homme est à ranger à côté d’autres idéologies nauséabondes de l’Histoire. On peut penser différemment, on ne s’en prive pas, mais cette croyance détermine ma façon de penser, d’être en relation avec les autres et de vivre. Devrais-je me taire ou « argumenter » ?

    En vérité, je me fiche assez du « réchauffement de la planète » (et complètement des Hulot et C°) qui me semble un aimable sujet de conversation.

    L’organisation de la famine, la dictature du complexe militaro-industriel et du monde de la finance en général, voire le retour des identités « nationales » me paraissent un brin plus préoccupant, pour ne citer que ces quelques sujets. La question n’est pas la question.

    Je trouve plaisant d’être traité d’intolérant dans un monde qui renie toute idée d’alternative (nommée utopies), alors que le « réalisme » et le « bon sens » ne nous ont menés…qu’au présent.

    Un ami disait  » je me suis battu pour changer le monde. Je me bats aujourd’hui pour que le monde ne me change pas ». La plupart de mon énergie passe à cela.
    Dominique se bat encore. Je ne sais pas si « les insurrections sont en chemin ». J’aimerais le croire, non pas par goût de l’insurrection, mais parce que les autres voies (voix) sont verrouillées. Mais bon, vu le nombre de français prêts à faire couler tous les sangs impurs, j’ai un doute….

    • xochipelli

      Réponse à Didier. Tu as raison, le réchauffement climatique anthropique n’est « qu’un aimable sujet de conversation »

      … et un épiphénomène de plus dans la société du spectacle.

      Ce qui m’a fait monter au créneau en début septembre, c’est de lire le dernier ouvrage de James Lovelock: « The vanishing face of Gaïa ».

      Et de voir que Sir James mêle l’être planétaire, la Terre-Mère, à tous ces délires séniles, paranoïaques, apocalyptiques et eugénistes.

      Que les eugénistes de tous poils donnent l’exemple et qu’ils se fassent hara-kiri.

      Ma compréhension de Gaïa, et ma connexion avec Gaïa, sont tout autres. Et c’est pour moi le sujet d’études que je privilégie à ce moment de ma vie: Métahistoire. Et par exemple « le Mythos de Gaïa-Sophia »

      Et c’est sans doute pour cela que je suis allé au « casse-pipe » comme tu le dis. Le chagrin de voir Gaïa mêlée à toutes les hystéries sur le climat et le dépit de voir que certains groupes assimilent toute recherche au sujet de Gaïa avec le New-Age, (une grosse histoire de pognon très influencée par le milliardaire onusien Maurice Strong), avec l’écologie politique et les impostures climatiques.

      On trouve sur certains blogs, qui dénoncent à raison l’arnaque climatique, la notion selon laquelle les Verts et autres mouvances auto-proclamées « écologiques » auraient succombé à l’emprise d’une nouvelle religion, Gaïa. La bonne blague.

      On aurait de la peine, même en forçant sur la dose d’alcaloïdes, d’imaginer Dominique Voynet dans le rôle d’un grande prêtresse de Gaïa.

      Une grande partie du mouvement auto-proclamé « écologique » ( du moins dans ses têtes « pensantes » dont beaucoup ne font que reproduire le catéchisme occidental à la mode rédemptionniste) est à mille univers de distance d’une conception authentiquement Gaïenne.

      Et au risque certain de sortir des chemins bienséants de la morne pensée, j’oserai dire que si l’écologie politique s’est fourvoyée dans quelques impasses et impostures, n’est ce pas parce que la connexion authentiquement Gaïenne en est relativement absente?

  • Sari

    Je suis d’accord sur le fait que les questions ou thèmes que vous citez comme devant être ceux de Copenhague « la reconversion à l’agriculture biologique, la reforestation, la sécurité alimentaire dans les pays pauvres, la lutte contre l’érosion des sols et la désertification, la distribution de l’eau douce… » sont des questions importantes et même cruciales.

    Mais en disant cela, et malgré la « longueur » de vos différents articles, vous ne prouvez pas non plus que le réchauffement climatique n’a aucun fondement.

    Ce n’est pas parce que vous êtes convaincu, certainement à juste titre, que les problèmes que vous posez sont importants, que vous prouvez en les posant qu’il n’y a pas de problème de réchauffement climatique !

    D’autant que vous l’affirmez, par exemple, un travail généralisé pour favoriser un sol plus vivant partout où c’est possible pourrait contribuer à mieux gérer les équilibres entre CO2 gazeux et fixé !
    Peut être serait il pertinent de tenter de lier les différentes problématiques sans vouloir à tout prix nier certaines au détriment des autres.

    …Je suis toujours preneur, même après la lecture de vos divers articles, d’éléments tendant à démontrer qu’il n’y a pas réchauffement climatique !

    Cordialement

    • xochipelli

      Réponse à Sari. Cher Ami, il y a un certain nombre de textes sur mon blog Liberterre dans la rubrique « climats de Gaïa ».

      Je vous conseille, de plus, de consulter les sites dans la rubrique « libres-penseurs climatiques ».

      Cela fait deux années que j’étudie le sujet. J’ai des dizaines d’ouvrages, tous en anglais sur le thème ou thèmes afférents.

      Franchement, j’ai dit ce que j’avais à dire. Cela ne m’intéresse pas plus que cela d’y consacrer encore plus de temps.

      Dans ma vie, j’ai d’autres passions d’études qui sont de loin plus enthousiasmantes et plus exaltantes.

      Le réchauffement climatique anthropique n’est, à mon avis, qu’un épiphénomène de plus dans la société du spectacle.

      merci. dominique

  • Avez-vous songé à retoucher les articles wikipedia :
    - http://fr.wikipedia.org/wiki/Greenpeace
    - http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9chauffement_climatique#Critiques_de_l.27hypoth.C3.A8se_d.27une_origine_humaine
    - http://fr.wikipedia.org/wiki/GIEC
    - http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Strong
    - …

    Je pense que si vous adoptez un ton, disons, plus neutre dans le texte ;) , et si vous documentez vos contributions, il n’y a pas de raison pour qu’elles soient éliminées.

    Cordialement,

    L o ï c

  • Albator

    la ou dominique guillet n’a absoluement pas tord, c’est de mettre en avant la réel tentative de récupération et de détournement du réchauffement climatique et des problémes environnementaux par la techno-industrie qui ainsi cherche à légitimer de nouvelles technologies lui permettant de se substituer au vivant tout en accroissant notre dépendance et notre perte d’autonomie envers ce même système techno-industrielle engendré par les besoins hégémoniques de tout pouvoir centralisé et hiérarchisé.

  • Arduina

    Bonjour,

    Je suis assez génée par cette prise de position niant l’influence de k’homme dans le réchauffement climatique : de nombreux scientifitiques (2500) ont bossé plusieurs années (10?) avant d’enfin réussir à se mettre d’accord : même si quelques un changent d’avis aujourd’hui, la majorité reste. La majorité n’a pas toujours raison,, il est vrai.
    Il est aussi vrai qu’on ne peut pas réduire le climat à la seule teneur en CO2 de l’atmosphère, c’est bien plus compexe que ça.
    Un certain nombre de prises de position d’entreprises polluantes (de diverses façons) ‘au nom de la protection de la planète’ ne sont qu’une couverture pour continuer à polluer. l’existence des ‘crédits carbone ‘le prouve.

    L’homme a quand même remis en circulation dans l’atmosphère du carbone qui était piégé dans les pétroles, gaz et charbons depuis des millions d’années(époque où la Terre était plus chaude qu’aujourd’hui): comment imaginer que cela est sans influence aucune qur le climat.
    Vénus, planète proche, avec son atmosphère à 95% de CO2, à une température de 400°C !

    Enfin : ‘primum non nocerre’ Je préfère faire un pari sur le modèle de celui de Pascal : si je diminue mes émissions de CO2 (tout en restant atttentive aux solutions proposées qui pourraient être pires que le mal), et que l’homme n’a aucune influence sur le climat, ça ne change rien. en revanche, si les activités humaines sont en train de rompre l’équilibre global sur la planète (qui s’en remettra probablement, l’humanité peut-être pas), j’aurai apporté ma petite pierre.

  • Didier

    Ce qui est sûr, c’est l’abandon de l’idée que la révolution est totale ou n’est pas. (politique, spirituelle, culturelle) Les militants d’aujourd’hui, au moins dans leurs actions et déclaration publiques, n’en gardent que l’aspect politique.

    Le capitalisme est un poison distillé quotidiennement dans les esprits. Compétitivité, violence, avidité, matérialisme…, et ce dès le plus jeune âge. Les religions institutionnelles, en se rangeant du côté des pouvoirs et des puissants, ont suscité le rejet, non seulement des institutions religieuses, et ce à juste titre, mais également le rejet de toute forme de spiritualité, tout au moins en Europe. Les choses sont différentes dans certains milieux aux Etats-Unis, qui ont une tradition radicale ayant puisé à d’autres sources depuis les années 50.

    Ce matérialisme, avec une prétention d’efficacité de pensées et d’action, a conquis la sphère révolutionnaire (Le communisme a posé la question de la propriété des moyens de production, mais n’a pas posé la question de la production)
    Le drame, c’est que « l’autre côté », celui des « chercheurs », seekers, disent les anglo-saxons, pratiquants différentes formes de spiritualité, a nié la nécessité ou abandonné les luttes politiques dans leur grande majorité.

    Je pense que l’exemple de l’approche gaïenne et de l’écologie politique est un exemple de cette fracture. (Et inversement, les écologistes « de base » qui ne remettent pas en cause les raisons fondamentales de la destruction de l’environnement) Il en existe de nombreux autres.

    Pardon pour ces raccourcis .

    Celles et ceux qui pensent que Kokopelli devraient se contenter de s’occuper de ses semences n’ont jamais arraché une « mauvaise » herbe, ou n’ont pas compris ce qu’ils faisaient. Si vous n’extirpez pas la racine, votre travail n’a aucun sens.

    • xochipelli

      Message à « Matrix ». Ce n’est pas la peine d’envoyer des messages brandissant vos anathèmes: gourous, mauvaise foi, gangrène, incompétence, etc. Je vous propose d’écrire un article sensé, étayé et structuré expliquant votre point de vue. Je suis fort aise que je ne sois pas isolé dans ce combat: je n’ai aucune inquiétude, le peuple se réveillera un jour. La meilleure preuve: seulement 10 % du personnel soignant accepte de se faire vacciner avec le vaccin pourri et transgénique de la mafia des multinationales. Ce qui veut dire que 90 % de la société civile ne fait strictement pas confiance aux « scientifiques » de l’OMS et aux commissions d’experts indépendants (mais néanmoins à la solde de l’agro-pharmaco-pétro-chimie). Voir article sur Agora-vox.

      Les Insurrections sont en chemin.

    • xochipelli

      Voici un texte qui vient d’être publié sur le site de mondialisation au Canada.

      Les funestes profits d’Al Gore

      Balivernes scientifiques : La pythonisse du catastrophisme climatique a pondu un nouveau livre sur le réchauffement climatique, à classer dans la fiction. Elle nous demande de nous suicider économiquement pendant qu’elle ratisse les millions de ses investissements écologiques.

      «Notre choix : Un plan pour résoudre la crise climatique», la suite du bouquin d’Al Gore «Une vérité qui dérange» est sorti mardi. Imprimé sur papier recyclé avec de l’encre à faible teneur en COV (composé organique volatile), ce sera sans aucun doute un best-seller sur le bureau de chaque participant à la conférence sur le changement climatique du mois prochain à Copenhague.

      Dans un communiqué de presse annonçant son livre, l’ancien vice-président, lauréat d’un Oscar et du Nobel, écrit : «Maintenant que la nécessité d’une action urgente est encore plus évidente avec les nouvelles conclusions alarmantes des trois dernières années, il est temps d’un plan d’ensemble mondial qui permette de résoudre réellement la crise climatique. ‘’Notre choix’’ répondra à cette exigence.»

      La couverture du livre montre l’un des ouragans dont, selon ce que prétend Gore, la fréquence et l’intensité augmentent toujours. Ce qui s’est passé ces trois dernières années, c’est que ce genre d’affirmation a été complètement discrédité car, peut-être pour des décennies, la Terre est en train de se refroidir.

      Par exemple, une étude récente, conduite par des chercheurs de l’Université dÉtat de Floride, a déterminé que, dans l’hémisphère Nord, la saison des ouragans de 2007 et 2008 ont manifesté l’activité tropicale la plus faible en trente ans.

      Ryan Maue, coauteur du rapport publié en novembre 2008 sur « l’Activité cyclonique mondiale » a utilisé une mesure appelée énergie cyclonique accumulée (ACE), qui combine la durée d’une tempête et la vitesse de ses vents à six heures d’intervalle. Les mesures de l’ACE des années 2007 et 2008 sont parmi les plus faibles depuis que les données mondiales fiables des satellites ont été pour la première fois disponibles, il y a trente ans.

      Au même moment, dans un article obèse du New York Times, «Le double rôle de Gore : Défenseur et investisseur» le livre d’Al Gore a été présenté au public. Il décrit à quel point il peut être rentable de sauver la Terre. Étant donné la précision des données climatiques d’Al Gore, son rôle serait mieux campé par «affabulateur et profiteur».

      En novembre 2007, Gore a rejoint la firme d’investissement Kleiner Perkins Caufield & Byers. En mai suivant, la société a annoncé un investissement de 500 millions de dollars dans des entreprises de technologie de mûrissage (maturing) écologique appelées Green Growth Fund.

      Le groupe a ensuite annoncé que, dans les trois prochaines années, 700 millions de dollars supplémentaires seront investis dans de jeunes entreprises de technologie verte. Mais il n’y aura pas de retour sur ces investissements si le business de la technologie écologique se calme. Le battage médiatique et l’ardeur doivent être maintenus. Les sceptiques du changement climatique doivent être dénoncés comme des «négationnistes» [ndt : C’est ainsi que la radio France Inter les appelle depuis quelques mois, c’est fou l’influence d’Al Gore!].

      Des documents financiers, publiés avant les élections de 2000, évaluaient à un à deux millions de dollars les avoirs nets de la famille Al Gore.

      À peine neuf ans plus tard, sa richesse nette est estimée à environ 100 millions de dollars. Le porte-parole d’Al Gore ne divulguerait pas le chiffre de sa richesse nette actuelle, mais, selon le Times, « l’ordre de grandeur de sa richesse est manifesté par un seul investissement de 35 millions de dollars chez Capricorn Equity Group, une firme de Palo Alto, en Californie, qui oriente les investissements de ses clients vers la protection de l’environnement, c’est-à-dire, dans les produits corrects du point de vue environnemental.

      L’an dernier, Gore a été le témoin vedette des audiences sur la législation du cap-and-trade* devant la Commission de la Chambre sur l’énergie et le commerce. Marsha Blackburn, député républicaine du Tennessee, a demandé comment a bien pu devenir si riches, si rapidement, un homme qui se consacre à la sauvegarde de la planète.

      La député Blackburn a relevé que, au dernier décompte, Kleiner Perkins Caufield & Byers avait « environ un milliard de dollars investis dans 40 entreprises qui vont bénéficier de la législation du cap-and-trade dont nous discutons ici aujourd’hui. »

      Gore a répondu qu’il n’est qu’un homme d’affaire heureux dans une économie capitaliste, qui a placé son argent dans ce qu’il défendait.

      Peut-être mais, en même temps, il préconise des mesures reposant sur des foutaises scientifiques, qui, pendant qu’il s’enrichit lui-même, vont dévaster l’économie étasunienne et provoquer d’énormes pertes d’emplois, de croissance économique et de PIB.

      Les Étasuniens consommateurs et contribuables sont dans le mauvais camp de sa magouille de Ponzi écologique. Quelque part, il y a Bernie Madoff qui sourit.

      * Ndt : Cap-and-trade : Système par lequel le gouvernement établit des quotas aux entreprises qui limitent la quantité de gaz à effet de serre qu’elles peuvent produire, tout en offrant la possibilité à ces dernières de vendre à d’autres entreprises ou d’accumuler leurs droits d’émission surnuméraires.

      Texte original en anglais: http://www.investors.com/NewsAndAnalysis/Article.aspx?id=511204, le 3 novembre 2009.

      Traduction : Pétrus Lombard

  • C’est bizarre d’accuser constamment les réchauffistes d’être financés par les pétroliers ! C’est pas complètement faux, mais des arguments scientifiques s’examinent comme tels et se réfutent scientifiquement. Peu importe d’où viennent les fonds qui permettent d’arriver à ces conclusions si au bout on peut conclure à la validité de l’analyse. J’aimerais autant que l’argent vienne d’ailleurs, mais bon… Si les conflits d’intérêt doivent faire mettre de côté les études financées par ceux qui auraient intérêt à ce qu’elles aillent dans telle ou telle direction, alors les glaciologues de l’IPSL dépendant du CEA ne sont pas crédibles a priori et oublions enfin leurs propos mensongers. Car il ne faut pas perdre de vue que le CEA détient environ 78% d’Aréva et on manque rarement de rappeler que le nucléaire, c’est carbon-free ! Alors adieu Jouzel, Delmotte-Masson et Cie…

  • M.Leclerc

    ClimateGate : info ou intox

    Des faits troublants :
    http://www.dailymotion.com/video/xb9z0q_climategate-faites-tourner-svp-arna_news

    Une conférence de Vincent Courtillot qui amène à se poser des questions sur le GIEC …
    http://www.objectifliberte.fr/2009/09/rechauffement-climatiquecourtillot-expose-erreurs-du-giec.html

    Sa biographie
    http://www.ipgp.fr/~courtil/

    Parlons Net : Vincent Courtillot, un « climatosceptique » tempéré
    David Abiker – 27 novembre 2009
    Parlons Net reçoit le géophysicien Vincent Courtillot. Il défend des thèses qui modèrent les prévisions les plus pessimistes sur le changement climatique. A quelques jours du sommet de Copenhague, il se veut pédagogue et nuancé face au catastrophisme ambiant. Certains le lui reprochent.

    http://www.france-info.com/chroniques-parlons-net-2009-11-27-parlons-net-vincent-courtillot-un-climatosceptique-tempere-373798-81-264.html

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