A propos des « preuves scientifiques ». Article de Jean-Louis Gueydon

La science est devenue infréquentable ces temps çi, si l’on se soucie quelque peu de la planète et de ses habitants. Ou plus exactement une certaine science, celle des experts vendus à l’industrie, ce qui fort heureusement n’est pas le cas de tous les scientifiques.

Ceux-là se sont mis au service de qui les payent, et sont prêts à tout pour garder leurs contrats, leurs postes et leurs avancements, fut-ce au prix de l’honnêteté intellectuelle, ou même de l’honnêteté tout court.

Triste spectacle que celui de ces pratiques entretenues par des multinationales comme Monsanto qui consistent à contacter les labos dont les travaux peuvent gêner et à mettre sur la table de gros billets pour avoir les résultats espérés, ou pour cacher au contraire ceux qui ne conviennent pas, en exigeant bien sûr d’avoir une exclusivité de ces résultats pour mieux les enterrer, ce qui ne va pas dans le sens d’une saine diffusion des connaissances…

(…)

Pourtant la preuve scientifique n’est pas un point de passage obligé:

1. Tout d’abord elle a ses limites intrinsèques, et à vouloir lui faire dire ce qu’elle ne dit pas, on risque de s’égarer. Elle n’est pas synonyme de vérité, lorsque l’hypothèse à vérifier a été mal formulée, que ce soit intentionnellement ou non, ou lorsque les conclusions que l’on en tire sont orientées par des considérations plus idéologiques que scientifiques. De plus l’absence de preuve n’est pas la fausseté, on le sait bien avec les médecines alternatives comme l’homéopathie: ce n’est pas parce que l’on ne peut pas apporter de preuve de son efficacité que pour autant cette efficacité n’existe pas, au moins pour une partie de la population. Ou dans le cas des OGMs déjà cité, où l’absence de preuve de toxicité n’implique pas nécessairement l’absence de toxicité….

Ce sont d’ailleurs les scientifiques eux-mêmes qui montrent que l’on peut se passer de preuves dans le cas du GIEC et de son fameux « consensus » concernant le réchauffement climatique: car c’est bien parce qu’il n’y a pas de preuve scientifique du réchauffement climatique que les membres du GIEC s’appuient sur un consensus pour faire part au monde de ce qui n’est finalement qu’une opinion, une conviction intime d’un certain nombre de scientifiques.

La suite sur Liberterre

2 commentaires de A propos des « preuves scientifiques ». Article de Jean-Louis Gueydon

  • Bonjour Jean-Louis,

    Je crois que sur le plan de la malhonnêteté intellectuelle, des sommets sont en train d’être atteints avec la grippe. Alors qu’une simple comparaison de chiffres montre que la pandémie actuelle est bénigne en comparaison d’une épidémie de grippe saisonnière classique, alors qu’on a eu 7 morts lors des essais de développement de l’un des vaccins, alors qu’on a des études scientifiques très sérieuses montrant le rôle de la vitamine D, par exemple, dans la prévention de la grippe, on n’entend rien de tout cela.

    La science aujourd’hui n’a souvent plus rien de scientifique. On peut se demander en effet si c’est un dévoiement de son esprit ou si c’est sa nature même. Je n’en sais rien, mais j’en serais très triste, parce que la science est une part importante de ma formation.

  • sbirro's

    A propos du champ de la rumeur : ils ne manquent ceux qui se soucient de l’exploiter . Entre la science qui conserve un peu de fibre et la techno-science demeure Bercy qui prélève à l’aune du profit ! mon papa préféré m’a toujours conseillé de regarder à qui profitait le crime .

Vous devez être connecté pour faire un commentaire.